Edito du pasteur – Eté 2026

Dieu est fidèle

Au moment de rédiger l’édito de notre journal, je pense toujours à l’actualité.
Et ce sont hélas toujours les mêmes images qui s’imposent à mon esprit : les guerres qui se poursuivent avec ses destructions et ses injustices, les fortes chaleurs souvent annonciatrices de feux importants, la vie politique abîmée et la démocratie remise en question… Vous avez certainement ces images et d’autres encore qui tournent en boucle depuis vos journaux et médias jusque dans vos têtes. Ces images brouillent notre horizon et empêchent de tracer une perspective claire pour penser notre avenir.
 
C’est alors que la vie de notre paroisse de ces derniers mois, d’avril et de mai, me revient aussi en mémoire : deux baptêmes le jour de Pâques, un baptême d’adulte durant notre belle veillée de Pentecôte, une ribambelle d’enfants pour l’école du dimanche le dimanche de Pentecôte, un autre baptême pour le dimanche de la Trinité et un autre encore célébré au temps du Saint-Esprit pour une famille fréquentant notre paroisse. Je pense aussi à la vie de notre Église régionale – l’Inspection luthérienne de Paris – qui va fêter cet hiver l’anniversaire des 400 ans du premier culte luthérien à Paris. Je pense aussi au Temple Saint-Martin, au Pays luthérien de Montbéliard, complètement restauré dans lequel nous avons célébré le culte du Synode National de notre Église. Cette restauration est un beau symbole pour toute notre Église, une espérance et une prière.
 
Laissons alors, dans nos têtes, s’entrechoquer ces deux séries d’images : le péché des hommes et le chaos qui en découlent et la vie que Dieu donne au milieu de tout cela. Dans cette balance, la fidélité du Seigneur pèse plus lourd, sa grâce l’emporte, son avenir s’installe. L’Écriture vient alors poser les mots de Dieu sur notre situation : « Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n’a pas été oui et non. Car le Fils de Dieu, le Christ-Jésus, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, par Silvain et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais en lui il n’y a que oui. Toutes les promesses de Dieu sont ce oui en lui. C’est donc aussi par lui que nous disons à Dieu l’amen pour sa gloire. Celui qui nous affermit avec vous en Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu. Il nous a aussi marqués de son sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit. » (1 Corinthiens 1, 18-22)
 
Alors que nous ne pouvons que dire « non » au chaos qui s’installe durablement partout, Dieu nous adresse, en Jésus-Christ et pour nos vies, son « oui » ! Ce oui s’inscrit dans le monde, il prend chair dans nos cultes, dans les baptêmes et la sainte-Cène, comme dans la catéchèse et les moments fraternels, avec les œuvres de toute sorte, et jusque dans nos vies imparfaites !
Ce que nous vivons dans notre Église – paroisse, inspection, nationale – c’est une partie des arrhes de l’Esprit : le Royaume vient et déjà nous en vivons, par avance.
Au milieu d’un monde qui se délite, dans l’Église, l’amour prend place et demeure.
Dieu est vivant !

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